Elimination de la Poussière et des Charges Electrostatiques

Prestation incluse dans nos offres de service En-Ligne
Notre prestation de scannérisation inclut le dépoussiérage systématique des pellicules par ventilation d'air ionisé à basse pression et ou par chiffon antistatique à micro-fibres. En éliminant les charges électrostatiques sur les deux faces des pellicules, nous parvenons à en évacuer pratiquement l'intégralité des fibres et poussières. Ce procédé s'avère suffisamment efficace pour les films ayant été correctement conservés. Toutes les manipulations de pellicules sont effectuées avec des gants antistatiques.

Prestation non incluse
Nous ne pouvons cependant pas assurer l'éradication des rayures et poussières collées sur les films. Les défauts de manipulation ou de conservation des films impliquent la plupart du temps le recours à un travail de restauration numérique qui peut s'avérer assez chronophage. Ce travail de restauration, à réaliser en post-traitement, peut impacter lourdement le coût unitaire d'une prestation complète de numérisation. Par ailleurs, les outils logiciels de retouche d'image dédiés à cette fin sont facilement accessibles au public.

Nous avons fait le choix de ne pas alourdir inutilement les prix de base de nos prestations. Cette intervention de retouche manuelle en post-traitement, techniquement accessible par la majorité de nos clients, n'est donc pas intégrée à nos prestations standard vendues en-ligne. Elle peut toutefois faire l'objet d'une option sur demande.

Situations exceptionnelles
Les films tachés, généralement par des empreintes de doigts, peuvent nécessiter un nettoyage préalable à la numérisation. Cette opération présente un risque de détérioration de l'émulsion argentique. Nous n'assurons pas non plus ce genre de prestation dans le cadre de nos offres vendues En-Ligne.


Notes à propos de l'implémentation de la technologie Digital-ICE

Contrairement aux scanners grand-publics à bas prix ou aux têtes de scannérisation modulaires intégrables sur les mini-labs, Hasselblad a fait le choix de ne pas intégrer le procédé Digital-ICE sur ses scanners.

Voici un résumé décrivant la théorie derrière cette technologie et pourquoi l'implémentation qui en est faite sur les scanners arborant le sigle "Digital-ICE" reste approximative.

Utilisable uniquement sur certains types de film, ce procédé peut s'avérer relativement efficace pour des poussières de petites tailles. En contrepartie, il n'est pas exempt d'effets secondaires. Le piqué de l'image finale s'en trouve notamment amoindri. Si cette dégradation semble relativement peu visible sur des scans réalisés à résolution moyenne, elle ne l'est plus sur des images scannées avec l'acuité du bloc optique intégré au scanner Flextight X5 et avec la résolution maximale que l'on peut obtenir de cet appareil.

Le principe théorique du procédé Digital-ICE consiste à tenter de créer une image binaire qui est supposée contenir et représenter les zones de l'image affectées par la présence des particules résiduelles indésirables et des rayures présentes sur le film, puis d'exploiter cette image comme un "masque à défauts".
Pour y parvenir, une source infra-rouge est insérée dans le bloc d'illumination, une séquence de flashage et capture IR est ajoutée à la séquence de scannérisation. Le scanner est alors censé reconstituer un masque anti-scratch sur la base de l'image IR obtenue. Or, les poussières, tout comme les rayures, résident par nature sur les deux faces du film, elles occupent leur propre plan de focalisation, qui sont évidemment différents de celui de l'image utile (couche de gélatine). Ceci conduit à une première difficulté pour reformer une image IR aussi nette que possible. D'autre part, pour que le procédé digital-ICE puisse être techniquement viable, il faudrait que la conception du bloc optique n'introduise aucune déformation géométrique différentielle entre les images IR et RVB. En résumé, il faudrait que l'acuité optique et la profondeur de champs ne dépendent pas de la région d'intérêt dans l'image et que la distorsion géométrique soit parfaitement controlée. La seule façon d'y parvenir serait d'imposer la télécentricité, condition pour que les rayons principaux soient perpendiculaires au plan objet, sur toute la surface de l'image à scanner. C'est à ce prix que l'on pourrait réellement espérer obtenir une parfaite viabilité de l'image "de défauts" IR et sa parfaite coïncidence avec l'image brute RVB. Or, à résolution et acuité comparable, une optique télécentrique est beaucoup plus coûteuse et volumineuse qu'une optique macro spécialisée. D'autre part, le choix de la télécentricité imposerait au scanner un format d'image fixe, déterminé par l'optique. Il n'est en effet pas possible de faire varier le rapport de magnification d'une optique télécentrique. Pour supporter différents formats d'images à scanner, cela supposerait donc d'intégrer un dispositif mécatronique afin de pouvoir commuter plusieurs optiques télécentriques ayant des rapports de magnification différents. Notons également que la diffusion du faisceau d'illumination devrait être différente pour l'IR et pour l'illumination RVB...

Ce n'est évidemment pas ce type d'implémentation que l'on trouve dans les scanners affichant la technologie digital-ICE. Ces appareils se heurtent ainsi à la difficulté de reformer une image anti-scratch nette, non-déformée et coïncidant avec l'image RVB brute.

Une autre difficulté vient de la transparence supposée à l'infra-rouge des films à émulsion argentique. Problème qui se manifeste par une dégradation plus ou moins forte du rapport signal sur bruit de l'image IR obtenue, entrainant ainsi de fausses interprétations numériques de scratchs et de poussières.

Finalement, les limites techniques dues à l'implémentation de cette technologie par les scanners arborant le sigle "digital-ICE" conduisent toujours à compenser les déficiences par un léger floutage de l'image résultante. En plus de cette baisse générale de piqué, certes légère, des effacements sporadiques de détails utiles sont également constatés.

Seul l'ancien scanner Nikon Coolscan-9000-ED (obsolète) implémentait à peu prés correctement cette technologie. Toutefois, même avec cet appareil, la perte de piqué était compensée par une correction de contour (accentuation), rendant l'image finale relativement dure lorsque la résolution numérique était configurée au maximum des possibilités de cet appareil. Pour en finir avec le Digital-ICE, ajoutons que ce procédé ne fonctionne pas avec les négatifs noir-et-blanc et au mieux très mal avec les inversibles Kodachrome.